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Guide pratique : Dégustation

Comment choisir ses verres à vin : formes, matériaux et marques

Un même vin ne sent pas tout à fait pareil d’un verre à l’autre, et plusieurs études l’ont mesuré. Voici comment choisir ses verres, de la forme au matériau, ce que valent le verre INAO et les grandes marques, et comment les entretenir.

Verres Riedel de formes différentes sur une étagère de vitrine
Des verres Riedel de formes différentes en vitrine, du verre à vin au verre à cocktail. Photo Gryffindor / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)
L’essentiel

La forme compte surtout au nez : les études publiées montrent qu’un même vin sent différemment selon le verre ; aucun effet propre sur le goût n’a été démontré.

Pour s’équiper : un verre universel et un verre tulipe pour le champagne suffisent pour commencer. Les modèles relevés coûtent de 3,50 à 50,50 € le verre.

La référence neutre : le verre INAO, défini par la norme ISO 3591, contient 215 ml et se remplit avec 50 ml de vin.

Notre méthode

Ce guide s’appuie sur la norme ISO du verre de dégustation, sur les études scientifiques publiées sur la forme des verres et sur les fiches des fabricants. Les marques sont présentées pour ce qu’elles proposent, sans classement.

Les faits techniques
Ils viennent des textes officiels : la norme ISO 3591, la directive européenne sur le cristal et les conseils du Comité Champagne.
Les études
Nous citons chaque publication par ses auteurs, sa revue et son année, dans les sources en bas de page.
Les contenances et les prix
Relevés le 16 septembre 2026 sur les sites des marques et chez des distributeurs français nommés. Les verres se vendent souvent par 2, 4 ou 6 : le prix est ramené au verre. Quand une marque n’indique pas la contenance totale, nous reprenons celle d’un distributeur.

Ce que la forme du verre change

Au nez, un effet mesuré

En 2003, une équipe de l’université de Dresde menée par Thomas Hummel a fait déguster du vin dans 3 verres de même hauteur, à l’ouverture comparable, à 181 personnes qui ne savaient pas si on leur servait un seul vin ou plusieurs. La forme du verre a modifié leurs notes d’odeur, sans lien avec l’impression esthétique laissée par les verres. Une étude pilote de la même équipe, en 2001, trouvait déjà des odeurs plus intenses et plus complexes dans un verre en forme d’œuf.

D’autres travaux nuancent l’effet. En 2002, Delwiche et Pelchat ont servi un cabernet sauvignon dans 4 verres à des dégustateurs aux yeux bandés : seul le verre de type Bordeaux a été jugé moins intense, et les auteurs concluent à un effet limité.

En 2015, des chercheurs japonais ont filmé la vapeur d’alcool qui s’échappe d’un verre à vin, d’un verre à cocktail et d’un verre droit. Dans le verre à vin, avec un vin à 13 °C, elle forme un anneau près du bord et reste plus faible au centre de l’ouverture. L’étude mesure la vapeur, pas ce que perçoit le dégustateur.

La norme du verre INAO tire parti de cet effet : elle décrit un calice en œuf allongé dont l’ouverture, plus étroite que la partie renflée, sert à concentrer le bouquet.

En bouche, surtout des attentes

Les saveurs se perçoivent sur toute la langue, et aussi sur le voile du palais et dans le pharynx. Chacune a ses propres cellules réceptrices, et les écarts de sensibilité d’une zone à l’autre restent faibles, selon une revue publiée en 2022 par Charles Spence, de l’université d’Oxford. Un verre qui déposerait le vin sur la zone du sucré ou de l’acide suppose une carte de la langue que la recherche a abandonnée.

Dans une revue des travaux publiée en 2017, Charles Spence et George Van Doorn observent que les différences mesurées dans le verre ne se traduisent pas toujours dans la perception, et que les attentes et les habitudes du dégustateur pèsent lourd.

Le buvant et l’épaisseur

La norme ISO 3591 demande un buvant régulier, lisse et arrondi, sans surépaisseur, et fixe l’épaisseur de la paroi à 0,8 mm, à 0,1 mm près. Un verre plus fin et plus léger se remarque d’abord en main et au contact des lèvres.

Les formes de verre et leurs usages

Les silhouettes sont schématiques. Les contenances sont celles des modèles cités dans ce guide.

  • Bordeaux cabernet, merlot Zalto : 76,5 cl
  • Bourgogne pinot noir Zalto : 96 cl
  • Vin blanc blancs et rosés Zalto : 40 cl
  • Tulipe champagne Lehmann : 25 à 45 cl
  • Flûte garde mieux les bulles
  • Coupe perd vite ses bulles
  • INAO dégustation ISO : 21,5 cl
Infographie Le Journal du Vin, d’après la norme ISO 3591, le Comité Champagne, les travaux de Gérard Liger-Belair et les fiches des fabricants.

Cristal, cristallin, soufflé bouche : ce que disent les mots

Le mot cristal est encadré par une directive européenne de 1969, toujours en vigueur. Elle réserve les appellations « cristal supérieur 30 % » et « cristal au plomb 24 % » aux verres qui contiennent au moins 30 % ou 24 % d’oxyde de plomb, et prévoit 2 autres catégories, le cristallin et le verre sonore.

Un verre sans plomb ne peut donc porter ni l’une ni l’autre des appellations de cristal de la directive. Il peut en revanche être un cristallin, avec notamment au moins 10 % d’oxydes de zinc, de baryum, de plomb ou de potassium. C’est le matériau que la norme du verre INAO donne en exemple.

L’expression « cristal sans plomb », que Spiegelau emploie pour ses verres, ne figure pas dans la directive. Elle apparaît en revanche dans la norme française NF B30-004 de l’AFNOR, une norme d’application volontaire qui l’ajoute aux catégories européennes.

Le mode de fabrication compte autant. Un verre soufflé bouche est façonné pièce par pièce par un verrier ; un verre fait à la machine sort d’une chaîne de production, plus régulier et moins cher. Zalto ne vend que des verres soufflés bouche ; Lehmann et Riedel vendent aussi des verres faits à la machine.

Un verrier ajoute la jambe d’un verre à vin avec du verre en fusion
Un verrier ajoute la jambe d’un verre à vin, dans un atelier de soufflage d’Eswatini. Photo Bentaylor13413 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Quel verre pour quel vin ?

Les rouges

Les verres à rouge ont les plus grands calices. Le verre dit Bordeaux, haut, est pensé pour les vins de cabernet et de merlot : Riedel vend d’ailleurs le sien sous le nom Cabernet/Merlot. Le verre dit Bourgogne, au calice plus large, est pensé pour le pinot noir. Chez Zalto, le premier contient 76,5 cl et le second 96 cl ; chez Riedel, le Veritas Cabernet/Merlot contient 62,5 cl et le Veritas Old World Pinot Noir 70,5 cl.

Ces grands verres se servent peu remplis, pour laisser la place de faire tourner le vin. Riedel indique une quantité de service sur ses fiches : 12,5 cl pour son verre Sommeliers Bourgogne Grand Cru.

Les blancs et les rosés

Les blancs et les rosés se servent plus frais, dans des verres plus petits : le verre à vin blanc de Zalto contient 40 cl, le verre à blanc Definition de Spiegelau 43 cl, et Lehmann range son Venus, de 47 cl, parmi les verres à blancs et à rosés.

Le champagne

Le Comité Champagne, qui réunit les vignerons et les maisons de l’appellation, juge que la flûte et la coupe ne sont pas les formes les plus adaptées. Il conseille un verre haut, ventru et à l’ouverture resserrée, en forme de tulipe, pour que le vin déploie ses arômes, et laisse la flûte et la coupe à ceux qui les préfèrent. Il recommande de servir en deux temps : un peu de vin d’abord, puis jusqu’aux deux tiers du verre.

Les travaux de Gérard Liger-Belair, à l’université de Reims, comparent la flûte et la coupe : une coupe perd son gaz carbonique dissous plus vite qu’une flûte, et l’air au-dessus d’une flûte en contient davantage. La coupe doit une part de sa réputation à des légendes, qui la disent moulée sur le sein de la marquise de Pompadour ou de Marie-Antoinette, et qu’aucune source historique ne documente.

Chez les verriers, le Grand Champagne de Lehmann, conçu avec Philippe Jamesse, chef sommelier des Crayères à Reims pendant 18 ans, existe de 25 à 45 cl, et Riedel vend un verre à vin de champagne de 44,5 cl dans sa collection Veritas. Nos conseils pour choisir la bouteille figurent dans notre guide du champagne extra-brut à offrir.

Le verre INAO, l’outil des dégustateurs

En 1969, l’INAO réunit une commission pour choisir un verre de dégustation commun. Le modèle retenu est adopté en septembre 1970, lors d’un congrès de l’ISO à Ankara, puis normalisé par l’AFNOR en 1971 et par l’ISO en 1977, sous le numéro ISO 3591. L’ISO a confirmé la norme en 2022.

La norme fixe ses dimensions : 215 ml de contenance, à 10 ml près, 155 mm de haut, une ouverture de 46 mm, plus étroite que le calice, large de 65 mm à son point le plus renflé, et une paroi de 0,8 mm. Elle recommande d’y verser 50 ml de vin, de quoi faire 2 prises de 25 ml. Elle prévoit aussi un verre coloré, assez sombre pour masquer la couleur du vin lors de certains tests, et un fond marqué d’une petite zone dépolie de 5 mm pour faire naître les bulles des effervescents.

Normalisé et peu coûteux, ce verre sert à comparer des vins entre eux : nous l’avons relevé à 3,50 € pièce, par lot de 6.

Du rosé de Tavel dans 2 verres INAO et un verre à vin plus grand, devant des bouteilles de Tavel
Du vin de Tavel servi dans 2 verres INAO et dans un verre plus grand, au caveau Saint-Vincent de Tavel. Photo Véronique Pagnier / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Les marques : Riedel, Spiegelau, Zalto et Lehmann

Riedel

Riedel, entreprise familiale autrichienne, revendique 11 générations de verriers depuis 1756. La maison attribue à Claus J. Riedel, de la 9e génération, l’idée de dessiner des verres selon le vin, à partir des années 1950 ; sa collection Sommeliers date de 1973. Son fils Georg J. Riedel a ensuite développé des verres propres à chaque cépage. Il dirige aujourd’hui l’entreprise avec Maximilian J. Riedel, de la 11e génération.

Riedel façonne ses verres à la main dans son usine de Kufstein, en Autriche, et produit à la machine dans celle de Weiden, en Allemagne. La collection Sommeliers, faite main, se vend au verre, de 89 à 95 € sur le site de la marque. La collection Veritas, lancée en 2014 et fabriquée à la machine, se vend par 2, à 59,90 € le coffret, soit 29,95 € le verre, et passe au lave-vaisselle.

L’usine Riedel de Kufstein et sa cheminée marquée Riedel Glas, au pied des montagnes
L’usine Riedel de Kufstein, dans le Tyrol autrichien, où la maison façonne des verres à la main et les vend. Photo Rufus46 / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Spiegelau

Spiegelau, verrier allemand qui revendique 500 ans d’histoire, appartient au groupe Riedel depuis 2004 : cette année-là, Riedel a racheté Nachtmann, propriétaire de la marque. Spiegelau fabrique tous ses verres en cristal sans plomb ou en cristallin, selon sa présentation, et les garantit au lave-vaisselle.

La gamme Authentis, lancée en 2000 et fabriquée à la machine, coûte de 11 à 13 € le verre, par lot de 4 : le verre à vin rouge contient 48 cl et le modèle universel 42 cl. La gamme Definition, conçue et fabriquée en Allemagne, coûte de 20 à 23 € le verre ; son verre à vin blanc contient 43 cl.

Zalto

Zalto est une maison autrichienne installée à Gmünd, dans le Waldviertel, qui ne vend que des verres soufflés bouche. Sa gamme Denk’Art a été conçue avec Hans Denk, un prêtre surnommé le « curé du vin », et commercialisée à partir de 2004.

Son verre Universel contient 53 cl, le Bordeaux 76,5 cl et le Bourgogne 96 cl, pour 45,50 à 50,50 € le verre selon le modèle, en coffret de 2 chez Plus-de-Bulles. La maison indique que tous ses verres passent au lave-vaisselle, en programme verres ou délicat, à 55 °C au plus, avec le cycle le plus court et peu de détergent.

Lehmann

Lehmann est une entreprise rémoise, installée boulevard Lundy. Elle vend des verres soufflés à la machine par boîtes de 6, et des collections signées par des sommeliers : L’Intense avec Fabrice Sommier, meilleur ouvrier de France, et La Poétique avec Philippe Jamesse.

Son Absolus de 38 cl, présenté comme un verre universel, coûte 8,45 € le verre sur la boutique de la maison, et le Venus de 47 cl 9,45 €. Le Grand Champagne de Philippe Jamesse coûte 16,50 € en version de 40 cl soufflée à la machine, et 38,25 € en version de 45 cl soufflée bouche, toujours par 6.

Tableau : contenances et prix

Les modèles cités dans ce guide, du moins cher au plus cher.

Prix relevés le 16 septembre 2026 et ramenés au verre
Modèle Fabrication Contenance Vendeur et conditionnement Prix au verre
Verre INAONorme ISO 359121 clBoitissimo, lot de 63,50 €
Lehmann Absolus 38À la machine38 clLehmann, boîte de 68,45 €
Lehmann VenusÀ la machine47 clLehmann, boîte de 69,45 €
Spiegelau Authentis vin rougeÀ la machine48 clLes Passionnés du Vin, lot de 411,23 €
Spiegelau Authentis 02, universelÀ la machine42 clVotreCave, lot de 412,48 €
Lehmann Grand Champagne 40 clÀ la machine40 clLehmann, boîte de 616,50 €
Spiegelau Definition vin blancÀ la machine43 clFrance Cave, lot de 620,00 €
Riedel Veritas Cabernet/MerlotÀ la machine62,5 clRiedel, coffret de 229,95 €
Riedel Veritas verre à champagneÀ la machine44,5 clRiedel, coffret de 229,95 €
Lehmann Grand Champagne 45 clSoufflé bouche45 clLehmann, boîte de 638,25 €
Zalto Denk’Art Vin blancSoufflé bouche40 clPlus-de-Bulles, coffret de 245,50 €
Zalto Denk’Art UniverselSoufflé bouche53 clPlus-de-Bulles, coffret de 246,50 €
Zalto Denk’Art ChampagneSoufflé bouche22 clPlus-de-Bulles, coffret de 246,50 €
Zalto Denk’Art BordeauxSoufflé bouche76,5 clPlus-de-Bulles, coffret de 247,50 €
Zalto Denk’Art BourgogneSoufflé bouche96 clPlus-de-Bulles, coffret de 250,50 €

Les erreurs à éviter

  1. Trop remplir le verre. Les arômes ont besoin d’espace au-dessus du vin pour s’y concentrer : la norme ISO 3591 le rappelle et prévoit 50 ml pour un verre de 215 ml. Pour le champagne, le Comité Champagne conseille de s’arrêter aux deux tiers.
  2. Tenir le verre par le calice. La norme demande de le saisir par la jambe seulement, pour que la chaleur de la main ne se transmette pas au vin.
  3. Laisser des traces de liquide vaisselle ou de lessive. La norme ISO rappelle que la plupart des détergents sont parfumés et qu’un torchon peut transmettre l’odeur de la lessive. Riedel demande de rincer soigneusement ses verres à l’eau claire.
  4. Sécher ses verres avec un torchon. Riedel le déconseille, car il peut abîmer les verres, et préfère 2 essuie-verres en microfibre. Pour juger l’effervescence d’un vin, la norme ISO 3591 prévoit un verre rincé plusieurs fois à l’eau distillée et séché retourné, sans torchon. Gérard Liger-Belair a montré que la plupart des bulles naissent sur des fibres de cellulose, venues de l’air ou laissées par l’essuyage.
  5. Ranger les verres près de produits qui sentent fort. Riedel le déconseille, car l’arôme du vin peut en être altéré. La norme ISO recommande de protéger les verres de la poussière, de préférence suspendus par le pied.
Un dégustateur tient un verre INAO de rosé par la jambe et en observe la couleur
Mirer un rosé dans un verre INAO, en le tenant par la jambe comme le demande la norme. Photo Véronique Pagnier / Wikimedia Commons (domaine public)

Laver et entretenir ses verres

Au lave-vaisselle

Riedel indique que la plupart de ses verres passent au lave-vaisselle, sauf ceux marqués « lavage uniquement à la main » ou livrés sans consigne d’entretien. La maison conseille un programme verres ou un cycle court à 50 à 55 °C, sans détergent agressif, avec des verres qui ne se touchent pas, de préférence dans le panier du haut. Zalto accepte le lave-vaisselle pour tous ses verres, en programme verres ou délicat, à 55 °C au plus, et Spiegelau garantit tous les siens.

À la main

Riedel conseille une eau tiède, jamais bouillante, avec du liquide vaisselle, puis un rinçage soigneux à l’eau claire. Pour sécher, la maison recommande 2 essuie-verres en microfibre : essuyer d’abord le calice en le tenant par-dessous, puis le pied, sans jamais tenir le pied et le calice en même temps, car une torsion peut briser la jambe. Les taches partent dans une solution de vinaigre blanc, et Riedel déconseille de laisser sécher les verres à l’envers sur une grille métallique, qui peut abîmer le buvant.

Les verres à champagne

Le Comité Champagne est plus strict : pas de lave-vaisselle, un lavage à la main à l’eau chaude et sans détergent, qui nuirait à la formation des bulles, puis un séchage à la main. Notre guide pour conserver son vin à la maison complète ces conseils du côté des bouteilles.

Notre verdict

Pour commencer, un verre universel fait à la machine, comme l’Absolus de Lehmann ou l’Authentis 02 de Spiegelau, et un verre tulipe pour le champagne couvrent l’essentiel.

Pour un amateur qui cherche plus de finesse, les verres soufflés bouche relevés dans ce guide coûtent de 38 à 95 € pièce, du Grand Champagne de Lehmann à la collection Sommeliers de Riedel, en passant par Zalto.

Pour apprendre à déguster et comparer des vins, le verre INAO reste l’outil de référence : il est normalisé et se vend quelques euros.

FAQ : vos questions sur les verres à vin

Quel est le meilleur verre à vin universel ?

Aucune étude ne désigne un meilleur verre. Un bon verre universel a un calice assez grand pour faire tourner le vin, une ouverture plus étroite que sa partie la plus large et un buvant fin. Parmi les modèles relevés, l’Absolus de Lehmann contient 38 cl, l’Authentis 02 de Spiegelau 42 cl et l’Universel de Zalto 53 cl.

Quelle est la différence entre un verre à Bordeaux et un verre à Bourgogne ?

Le verre Bordeaux, haut, est pensé pour les vins de cabernet et de merlot. Le verre Bourgogne a un calice plus large, pensé pour le pinot noir. Chez Zalto, le premier contient 76,5 cl et le second 96 cl.

Un verre sans plomb peut-il s’appeler cristal ?

Pas au sens de la directive européenne de 1969, toujours en vigueur, dont les appellations de cristal exigent au moins 24 % d’oxyde de plomb. Un verre sans plomb peut relever de la catégorie cristallin, avec notamment au moins 10 % d’oxydes de zinc, de baryum ou de potassium. L’expression « cristal sans plomb » figure seulement dans la norme française volontaire NF B30-004.

Peut-on mettre les verres à vin au lave-vaisselle ?

Oui pour la plupart des verres des grandes marques, en suivant les consignes du fabricant : Riedel conseille un programme verres ou un cycle court à 50 à 55 °C, Zalto 55 °C au plus avec peu de détergent, et Spiegelau garantit tous ses verres. Pour les verres à champagne, le Comité Champagne déconseille le lave-vaisselle et recommande un lavage à la main, à l’eau chaude et sans détergent.

Quel verre choisir pour le champagne ?

Un verre haut, ventru et à l’ouverture resserrée, en forme de tulipe, comme le recommande le Comité Champagne, qui juge la flûte et la coupe moins adaptées. Selon les travaux de Gérard Liger-Belair, la coupe laisse aussi le gaz carbonique s’échapper plus vite que la flûte.

Qu’est-ce que le verre INAO ?

C’est le verre de dégustation choisi par une commission de l’INAO en 1969, puis normalisé par l’ISO en 1977 sous le numéro ISO 3591. Il contient 215 ml et se remplit avec 50 ml de vin. Nous l’avons relevé à 3,50 € pièce, par lot de 6.

Combien de verres faut-il avoir chez soi ?

Pour commencer, 2 modèles suffisent : un verre universel pour les vins tranquilles et un verre tulipe pour le champagne. Un verre à grand calice s’ajoute si vous buvez souvent du pinot noir, et des verres INAO si vous aimez comparer des vins.

Sources

Article rédigé par

Camille Rousseau

Journaliste et consultante en vins et spiritueux du Journal du Vin, Camille Rousseau signe les guides d’achat et les sélections de la rédaction : prix relevés chez les producteurs, distinctions recoupées avec les palmarès publiés, notes toujours attribuées à leur source. Voir sa page auteur · LinkedIn.

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